Se sortir de la dépendance

Je ne me considère pas accro à la technologie bien au contraire. Je n’écoute pas la télévision et j’ai encore un Iphone 5. J’ai cependant, comme tout le monde, mes petites habitudes envers celle-ci.

À l’arrivée des vacances, particulièrement fatiguée, j’ai décidé de me débrancher complètement (réseaux sociaux, cellulaire, courriels et internet) la TOTALE! Au début, j’ai senti le “besoin” d’avertir tout le monde…comme si la vie des autres en dépendait (je ris de moi-même), s’ils veulent me rejoindre, c’est en laissant un message sur mon répondeur de maison comme dans le bon vieux temps. Résultat: 2-3 appels en 2 semaines ! À croire que c’est vraiment plus long que de texter, finalement les gens me laissent en paix.

Les premiers jours furent quand même étonnants, on se cherche, exit les vieilles habitudes d’ouvrir météo média pour planifier les entrainements, Pinterest pour notre recette du soir, nos petits jeux sur la tablette pour clore les fins de soirées… Plein de vide, plein d’espace, plein de temps.

J’ai souvent vu le terme “slow living” et je l’étiquetais sur mon quotidien, puis, j’ai découvert que c’est en se débranchant complètement que l’on peut vraiment l’expérimenter.

Nous vivons au gré de la vie, le temps disponible nous permet de renouer avec nos vieilles recettes tant aimées : faire une sieste, aller à l’épicerie et faire les rangées pour s’inspirer, pas de texto pour savoir s’il reste tel ingrédient à la maison, on lâche prise, on vit avec le moment présent, il pleut alors qu’on pensait aller dehors, on accepte, go with the flow…Le plus difficile dans cette expérience a été de vivre avec le reste de la maisonnée encore connectée, vivant sur un autre rythme.

Finalement, quel repos pour le corps, la tête et la performance!